Face à la multiplication des accidents de la route impliquant des
conducteurs ayant consommé du
protoxyde d'azote, l'association « 40 millions d'automobilistes » a mené une expérience de conduite sur simulateur afin d»observer, de manière objective, les effets immédiats de ce gaz sur les capacités de conduite.
Les résultats de cette expérimentation sont sans appel : le protoxyde d'azote est incompatible avec la sécurité
routière.
Une expérience de conduite sous protoxyde d'azote encadréeRéalisée dans les locaux de Develter Innovation, l'expérimentation s'est déroulée dans un
environnement strictement contrôlé, sans circulation réelle, exclusivement sur simulateur de conduite conçu par Stéphane Develter, spécialiste des outils d'évaluation comportementale et cognitive appliqués à la conduite. Elle a été conduite selon un protocole rigoureux, élaboré en amont avec l»appui de professionnels de santé, dans un objectif de sensibilisation.
Les participants ont été soumis à une série d'exercices progressifs permettant d'évaluer précisément l'impact du protoxyde d»azote sur les fonctions essentielles à la conduite :
- conduite en ligne droite entre des cônes afin d'évaluer le maintien de trajectoire ;
- tests de
vision périphérique avec apparition aléatoire de signaux lumineux ;
- exercices de réflexes visant à réagir le plus rapidement possible à un stimulus visuel ;
- calcul du temps de réaction moyen, en vision frontale et périphérique ;
- évitement d'un obstacle surgissant de manière imprévue ;
- situations de conduite en environnement urbain ou rural, intégrant des scénarios accidentogènes réalistes.
Les participants ont inhalé une dose volontairement minimale de protoxyde d'azote, diluée avec de l'oxygène et très inférieure aux usages observés dans les pratiques récréatives. Cette expérience ne doit en aucun cas être reproduite. Elle n'a aucune vocation à banaliser la
consommation de ce produit.
Des résultats alarmants sur les capacités de conduiteLongtemps perçu à tort comme un produit anodin, le protoxyde d'azote fait aujourd'hui l'objet d»un usage détourné massif, facilité par une trop grande accessibilité et un marketing attractif.
Selon les données relayées par les enquêtes récentes, plus de 450 incidents graves liés au protoxyde d'azote ont été recensés en 2025. Cela équivaut à une multiplication par quarante en six ans.
L'étude menée par « 40 millions d'automobilistes » met en évidence une dégradation brutale des capacités de conduite dès les premières minutes suivant l'inhalation :
- une perte de contrôle du véhicule avec une explosion du nombre d»obstacles percutés ;
- un allongement significatif des temps de réaction, parfois doublés ou triplés ;
- une incapacité à éviter les situations d»urgence, entraînant des accidents systématiques sous influence.
À des vitesses d'impact pouvant atteindre près de 70 km/h, ces comportements représentent un danger mortel pour le conducteur comme pour l'ensemble des usagers de la route.
« Les résultats sont sans ambiguïté. Le protoxyde d'azote altère profondément les capacités de conduite : les réflexes s'effondrent, le véhicule devient incontrôlable et l'accident devient inévitable. Continuer à tolérer ce flou, c'est accepter que ce gaz devienne le prochain fléau de la sécurité routière. » réagit Pierre Chasseray, délégué général de « 40 millions d'automobilistes ».
Des mesures fortes indispensables« Cette expérience met en lumière une réalité préoccupante : quelques minutes après la consommation de protoxyde d'azote, un conducteur n'est déjà plus en capacité de maîtriser son véhicule. Ce gaz, trop souvent perçu comme inoffensif, représente un danger immédiat pour la vie humaine. Il est urgent d'en finir avec la banalisation de ces pratiques. » s'exprime Philippe Nozière, Président de « 40 millions d'automobilistes ».
Source : « 40 millions d'automobilistes ».