Alors que le marché automobile neuf français stagne depuis plusieurs années, la part de marché de la voiture électrique ne cesse de progresser.
La voiture électrique profite d'incitations financières à l'achat et de diverses règlementations visant à "verdir" les flottes d'entreprise.
Dans le même temps, la quasi-totalité des véhicules thermiques sont taxés par un malus écologique à l'achat.
Et les constructeurs sont dans l'obligation de vendre un volume significatif de véhicules électriques sur le marché européen dans le cadre de la réglementation européenne CAFE (Corporate Average Fuel Economy). A défaut, ils sont taxés de lourdes sanctions financières.
La présence sur le marché de citadines à moins de 30 000 euros est un phénomène plus récent.
La crise géopolitique au Moyen-Orient démontre chaque jour la volatilité du prix des carburants fossiles à la pompe, et les crises géopolitiques ont tendance à s'enchainer.
Dans ce contexte, la part des voitures électriques ne peut que croitre. Au mois d'avril 2026, la part de marché de la voiture électrique en France était de 26,2 %.
Il n'est pas impossible que dès 2026, le véhicule électrique représente, certains mois, plus d'un tiers du marché automobile français.
Dans ces conditions, la meilleure protection contre la crise pétrolière pour un automobiliste est la voiture électrique.
Pour autant, certains freins majeurs à l'adoption de la voiture électrique subsistent.
Les freins à l'adoption de la voiture électrique en 2026
1/ Le prix d'achat élevé. Une voiture électrique est plus chère à l'achat qu'une voiture thermique.
Les certificats d'économie d'énergie (CEE) permettent de diminuer artificiellement le prix de la voiture électrique.
Un véhicule électrique n'est pas taxé d'un malus écologique, ce qui réduit artificiellement l'écart de prix entre une voiture thermique et une voiture électrique.
2/ L'autonomie réelle sur autoroute lors de longs trajets
La recharge en itinérance sur autoroute allonge les trajets. Dans la mesure ou les longs trajets autoroutiers ne sont pas fréquents, cette caractéristique change les habitudes de conduite sur les véhicules électriques de gamme moyenne et supérieure dotés de la recharge rapide. Mais ce n'est pas bloquant par rapport à l'envolée des prix des carburants à la pompe. C'est par contre un point bloquant sur une citadine électrique affichant moins de 400 km d'autonomie WLTP et ne disposant pas de la fonction de recharge rapide.
3/ La recharge dans les immeubles collectifs
Recharger la batterie d'un véhicule électrique à domicile au tarif réglementé heures creuses permet d'alléger de près des deux tiers son budget carburant. Dans l'habitat collectif, cette possibilité est quasiment inexistante à l'heure actuelle. En l'absence d'une solution de recharge à domicile au tarif réglementé heures creuses, il n'est pas envisageable de rouler économiquement en voiture électrique.
4/ La rapidité du progrès technologique
Les progrès de la technologie électrique sont fulgurants. Revers du progrès technologique, une voiture électrique est technologiquement dépassée en quelques années. A tel point, qu'elle peut devenir quasiment invendable en occasion, ou à un prix bien inférieur à ce que son premier propriétaire pourrait en attendre par rapport au prix du véhicule neuf.
La voiture électrique d'occasion décote vite. Elle présente au bout de quelques années des spécifications techniques en retrait par rapport aux véhicules électriques neufs présents sur le marché sur des fonctions essentielles (autonomie, puissance de recharge et temps de recharge) et représente un risque potentiel sur l'état de la batterie dont la capacité diminue inexorablement avec le temps. Dans cette situation, la question d'
emprunter pour l'achat d'un nouveau véhicule électrique se pose. Selon la solution financière retenue, le risque de décote de la voiture électrique est supporté par le propriétaire du véhicule ou par l'organisme financier qui loue le véhicule.
Les solutions financières pour acquérir une voiture électrique
Certaines solutions financières permettent de se prémunir contre le risque d'obsolescence de la voiture électrique au bout de quelques années. C'est le cas de la location avec option d'achat (
LOA) ou de la location longue durée (
LLD), le véhicule appartenant au loueur et non au locataire dan le cadre d'un
leasing.
- location longue durée: le locataire du véhicule électrique n'est jamais propriétaire du véhicule électrique.
- location avec option d'achat: le locataire du véhicule électrique n'est pas le propriétaire du véhicule électrique durant la durée de la location. Il a la possibilité de racheter les véhicule loué en fin de période de location, mais cela ne constitue pas une obligation.
- crédit auto: l'acheteur du véhicule est propriétaire du véhicule électrique dès sa livraison. Le coût du crédit automobile est inférieur à celui d'un leasing automobile.
- achat comptant: l'acheteur du véhicule est propriétaire du véhicule électrique dès sa livraison.
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