Les motards qui meurent sur la route ne sont pas, pour la plupart, des novices. Au contraire : 72 % sont des usagers expérimentés, sur moto lourde, qui décèdent lors d'un trajet de loisir.
« J'adore la vitesse, mais c'est aussi le plus grand des dangers »Vivre une passion, c'est d'abord ne pas en être victime. La transmettre, c'est aussi transmettre tout ce qu'elle exige.
Les
motards n'ont pas à renoncer à leur passion, mais ils doivent y intégrer un rapport au risque lucide, une prudence absolument primordiale au regard des enseignements de leur accidentalité. Prendre plaisir à la moto n'est pas prendre plaisir à la vitesse sur nos routes.
• En France, deux motards meurent chaque jour sur la route.
• Alors qu'ils comptent pour moins de 2 % du trafic motorisé, les utilisateurs de deux-roues motorisés représentent 21 % de la mortalité
routière et 31 % des blessés graves.
• Le facteur vitesse est présent dans 54 % des cas, pour le conducteur d'une moto lourde présumé responsable d'un accident mortel.
• Dans 46 % des cas, le décès intervient dans une collision sans tiers.
• Les motards décèdent plus souvent en courbe que les autres usagers (41 % des cas contre 29 %), avec une part atteignant 46 % sur les routes hors agglomération.
• 691 usagers de deux-roues motorisés sont décédés en 2025 (575 motocyclistes et 116 cyclomotoristes). 5 100 ont été blessés gravement.
• 36 % des blessés en deux-roues motorisés garderont des séquelles 1 an après l'accident.
Source :
ONISRÀ deux-roues motorisé, les
équipements du véhicule et du conducteur sont la seule carrosserie pour se protéger en cas d'accident.
Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, chargée de la Citoyenneté explique:
« Derrière chaque accident impliquant un motard, il y a bien plus qu'un chiffre : il y a une vie bouleversée, des proches confrontés à l'inquiétude, parfois à l'irréparable. Parce qu'ils sont plus exposés que les autres usagers de la route, les motards savent que chaque trajet exige une vigilance de chaque instant. Cette campagne rappelle une réalité essentielle : aucun équipement n'est superflu, aucune règle n'est facultative, aucune imprudence n'est sans conséquence. Faire les bons choix sur la route, c'est se protéger soi-même, et aussi préserver ceux qui nous attendent. La sécurité routière commence par cette responsabilité que nous partageons tous : tout faire pour que chaque trajet se termine par un retour à la maison. ». Source: Sécurité routière
Photo personne-individu-vehicule-moto-12167267 de Dovydas Pranka sur Pexels