Départs au ski : 10 erreurs à ne pas commettre avant un départ à la montagne
Départs au ski : 10 erreurs à ne pas commettre avant un départ à la montagne
Alors que le chassé-croisé des vacances d’hiver a commencé pour les zone A (7 février : Grenoble/Lyon/Bordeaux/Besançon…) et B (14 février : Lille/Nice/Strasbourg…) et suit ce week-end pour la zone C (21 février : Paris, Toulouse, Montpellier), la montagne s’apprête à accueillir plusieurs millions de vacanciers jusqu’à la fin de la saison hivernale, dont une très grande majorité est véhiculée. Pourtant à ce jour, la réglementation sur les pneus hiver est largement mal comprise, exposant automobilistes et passagers à des risques réels. Tout comme de nombreuses erreurs fréquentes.
La Loi Montagne: une obligation réelle
Depuis le 1er novembre 2025 et jusqu’au 31 mars 2026, l’équipement hivernal est obligatoire dans 34 départements de montagne. L’amende de 135 euros prévus n’est pas appliquée faute de volonté politique et de décret publié, ce qui crée une situation à risques pour de nombreux conducteurs. En cas d’accident : responsabilité engagée, indemnisation réduite et immobilisation possible du véhicule par les forces de l’ordre.
Les 10 erreurs fréquentes avant le départ au ski :
Croire que les pneus M plus S suffisent
Beaucoup d’automobilistes pensent que des pneus marqués “M plus S” (“Mud and Snow”) sont suffisants pour répondre à la loi Montagne. En réalité, seuls les pneus portant le pictogramme 3PMSF sont officiellement reconnus comme pneus hiver sur la base de la performance hivernale réalisée.
Penser que l’autoroute dispense des équipements
Il suffit d’emprunter une sortie d’autoroute pour accéder à une station de ski ou de rouler sur une route secondaire rejoindre un village pour être concerné par l’obligation d’équipements hivernaux.
Attendre d’acheter pneus ou chaînes sur place
Compter sur un achat une fois arrivé à destination est risqué: stocks rapidement épuisés et créneaux de montage saturés en période de vacances.
Négliger l’impact du sel sur la voiture
Le sel ou la saumure utilisés sur les routes accélèrent la corrosion de nombreuses pièces automobiles. Oublier de laver le dessous de caisse après un séjour en montagne favorise l’usure prématurée.
Sous-estimer l’importance du lave-glace hiver
Beaucoup de liquides ne sont pas adaptés aux températures de montagne. Résultat: buses gelées, conduites bloquées, visibilité compromise.
Faire confiance à une batterie “OK” en ville
Le froid réduit la performance des batteries, et les courts trajets avec chauffage/désembuage à fond n’aident pas à la recharge. Une batterie qui fonctionne en ville peut lâcher en altitude. Surveillez les démarrages lents et faites contrôler la batterie avant de partir si besoin.
Penser que les freins tiendront comme d’habitude
La montagne sollicite fortement les freins: longues descentes, surchauffe, usure accélérée. Négliger leur contrôle peut être dangereux.
Rouler avec des phares ou feux défectueux
Chutes de neige, brouillard, nuit précoce et projections réduisent vite la visibilité. Ampoules faibles, optiques ternies ou phares mal réglés sont bien plus pénalisants en montagne qu’en ville.
Oublier de contrôler le liquide de refroidissement/antigel
Un niveau ou une protection insuffisante peut entraîner des pannes graves par temps froid. Un contrôle rapide du niveau et de l’état du liquide avant le départ est une assurance bon marché, surtout si cela n’a pas été fait depuis longtemps.
Ne pas anticiper son itinéraire et ses équipements
Attendre le dernier moment pour vérifier son trajet : - les panneaux B58/B59 peuvent apparaître tardivement - négliger l’état général du véhicule (batterie, freins, lave-glace, carburant, etc.) et les chaînes ou les pneus hiver expose à des imprévus et à des risques accrus.
Source : Ovoko (marketplace de pièces détachées automobiles d'occasion)