Un véhicule sur dix a été jugé
économiquement irréparable en France en 2025 après une collision (Source : Parc français : SDES, Rsvero, données provisoires).
En cause : le
coût des réparations, largement tiré vers le haut par le
prix des pièces
automobiles neuves, qui dépasse parfois la valeur vénale du véhicule.
La
valeur vénale d'un véhicule correspond au prix auquel il pourrait être vendu dans son état actuel. Pour un véhicule assuré, elle représente le montant auquel ce véhicule aurait pu être revendu juste avant la survenue d'un sinistre.
Pourtant, des solutions existent pour prolonger la durée de vie du parc
automobile. Parmi elles, la pièce de réemploi, plébiscitée par 91 % des automobilistes français, selon le baromètre annuel réalisé par Valused avec Opinion Way en décembre 2025.
Une pièce issue de l'économie circulaire (PIEC) coûte en moyenne 50 % moins cher qu'une pièce neuve (Source : Valused). Ce prix constitue, pour 86 % des Français, le premier critère de recours à la pièce de réemploi.
Véhicules économiquement irréparables : la pièce de réemploi comme solution concrète pour prolonger la vie du parc automobileFace à un parc automobile vieillissant (12,1 ans d'âge moyen en France pour les véhicules particuliers), le nombre de véhicules déclarés économiquement irréparables ne cesse d'augmenter. Pourquoi ? Car le coût des pièces détachées neuves nécessaires à la réparation peut parfois excéder la valeur vénale du véhicule, conduisant à son envoi prématuré à la casse, alors même qu'il est techniquement réparable.
Le recours à la pièce issue de l'économie circulaire, et en particulier à la pièce de réemploi, p
ermet d'allonger la durée de vie des véhicules après un sinistre au bénéfice des automobilistes.
« Nous devons installer le réflexe PIEC (pièce issue de l'économie circulaire), aussi bien chez les réparateurs que chez les automobilistes. La pièce issue de l'économie circulaire n'est pas une solution par défaut : c'est une solution responsable, économiquement pertinente et parfaitement fiable. Faciliter son accès, c'est structurer une filière essentielle à l'avenir du parc automobile français. » explique Julien Dubois, cofondateur de Valused.
La pièce issue de l'économie circulaire, un levier économique décisif plébiscité, mais marginal dans les réparationsSi la pièce issue de l'économie circulaire bénéficie d'une image positive auprès des Français, son usage réel est limité. 91 % des automobilistes se déclarent favorables à son utilisation, mais
elle ne représente que 5,9 % des pièces vendues en réparation-collision en 2025. Ce décalage entre l'intention et la réalité s'explique par
des habitudes bien ancrées dans la filière de la réparation automobile ou encore l'absence de réflexe au moment du devis et de la réparation.
Pourtant, l'argument économique est sans appel.
Pour 86 % des Français, le prix est le premier levier de recours à la pièce issue de l'économie circulaire. Et pour cause : une pièce issue de l'économie circulaire coûte en moyenne 50 % moins cher qu'une pièce neuve (Source : Valused). Dans un contexte de forte inflation des coûts de réparation (franchises plus élevées, hausse des primes d'
assurance, reste à charge accru) cette différence de prix a un impact direct sur le budget des automobilistes. La pièce issue de l'économie circulaire s'impose comme la solution la plus efficace pour limiter l'explosion du
budget automobile.
Véhicule économiquement irréparable : un piège pour l'assuré. Lorsqu'un véhicule est déclaré économiquement irréparable, l'assuré est indemnisé par son assureur selon la valeur vénale de sa
voiture. Mais il doit ensuite racheter un véhicule sur un marché de l'
occasion tendu et inflationniste. Résultat : malgré l'indemnisation, le coût final reste souvent à sa charge. Une situation évitable lorsque la réparation avec des pièces issues de l'économie circulaire est possible.
Prenons le cas d'un accident non responsable (choc arrière) d'une
Renault Clio 3 de 2016 avec 170 000 km au compteur. Le véhicule a une valeur vénale de 3 000 euros. La réparation comprend le changement du pare-chocs arrière, du hayon, des deux optiques arrière et d'une aile arrière. Le coût de remplacement à neuf de ces pièces serait de plus de 3 000 euros en comptant les pièces et la main d'œuvre. Le coût étant supérieur à la valeur du véhicule, celui-ci irait directement à la casse même s'il est en état de marche. Avec des pièces
automobiles de réemploi, le coût de remplacement passerait à 2 000 euros ce qui sauverait le véhicule de la mise à la casse.
Une pièce issue de l'économie circulaire est une pièce
automobile d'occasion ou réusinée, contrôlée, traçable et conforme aux exigences de sécurité et de qualité des constructeurs. Depuis 2017, les garagistes ont l'obligation de proposer systématiquement à leurs clients une alternative en pièce de réemploi, pour certaines réparations.
Source : Valused