Selon le dernier baromètre de l'
assurance auto du comparateur en ligne d'
assurance Assurland,
les primes d'assurance auto bondissent de 8 % à l'échelle nationale en 2025. Le
prix moyen de l'assurance auto en France est désormais de
751 euros. Les primes d'assurance auto
avoisinent 1 000 euros dans les régions les plus chères.
La hausse des primes est tirée par
la montée du risque climatique, l'augmentation de la valeur des véhicules et des coûts de réparation.
Les points à retenir :- Depuis 2010, la hausse des tarifs d'assurance auto atteint 36 %
- Les écarts varient d'une région à l'autre, passant de 592 euros par an en Bretagne à 952 euros par an en Corse
- Le prix de l'assurance auto pour les
voitures électriques flambe et s'établit à 818 euros par an, contre 565 euros par an en 2023
- L'assurance tous risques grimpe de 19 % en deux ans, tirée par la hausse des coûts de réparation et la valeur des véhicules
Les tarifs sont soumis à la sinistralité localeLes régions les plus chères - PACA (936 euros) et Ile-de-France (809 euros) - combinent plusieurs facteurs de risque : densité urbaine, exposition au vol et parc valorisé. En Corse, la région la plus chère, c'est la rareté des offres qui cause l'inflation des prix de l'assurance auto.
Des régions historiquement modérées comme les Pays de la Loire (en hausse de 9,3 % sur un an) ou la Bretagne (en hausse de 8,5 % sur un an) enregistrent des hausses importantes. Les écarts régionaux se réduisent, mais par le haut.
Le climat local est désormais un déterminant dans le calcul de la facture. Les épisodes de grêle, autrefois concentrés sur quelques zones, deviennent plus fréquents et plus dispersés, et causent des dégâts majeurs sur les véhicules. L'orage de grêle qui a frappé Paris en mai 2025 a notamment engendré 196 millions d'euros de dommages et plus de 61 000 véhicules sinistrés.
Les formules d'assurance évoluent : flambée du tous risquesLa prime moyenne d'une assurance tous risques a progressé de 19 % ces deux dernières années pour atteindre 809 euros fin 2025. Cette formule, qui couvre l'ensemble des dommages matériels subis par le véhicule, est particulièrement exposée à la hausse des coûts de réparation liée à la complexité croissante des véhicules modernes (notamment les
véhicules électriques) dont les interventions sont plus longues et plus onéreuses.
En 2024, les coûts de
réparation automobile ont ainsi connu une forte progression (en hausse de 8,5 % selon l'Observatoire SRA -Sécurité et Réparation
Automobiles-), sous l'effet combiné de l'augmentation du prix des pièces détachées, de la hausse du
coût de la main-d'œuvre et de la complexification technologique croissante des véhicules. Cette dynamique s'inscrit désormais dans une tendance structurelle, portée par l'électrification progressive du parc, la généralisation des
aides à la conduite, la densification des architectures électroniques et l'allongement des temps d'intervention.
Conséquence de cet emballement tarifaires, on observe depuis plusieurs années un intérêt croissant pour les formules d'
assurance automobile intermédiaires, qui offrent un compromis entre niveau de garanties et maîtrise du budget : 27 % des assurés s'orientent désormais vers ce type de couverture.
Marques: les primes d'assurance auto reflètent la réparabilité réelle des véhiculesLes différences de primes entre marques illustrent la montée en complexité de la réparation
automobile. Les véhicules dont les pièces sont chères (Tesla,
Porsche,
BMW) tirent les primes d'assurance auto vers le haut. À l'inverse, les marques positionnées en entrée de gamme (Dacia,
Suzuki) sont plus économiques à assurer.
Motorisations : les primes d'assurance auto reflètent la réparabilité réelle des véhicules électriquesEn 2025, les véhicules électriques affichent une prime moyenne de 818 euros, nettement supérieure à l'alimentation essence (753 euros) ou diesel (735 euros). Les raisons de cette différence tiennent à la valeur des composants (les batteries sont très chères et très difficiles à remplacer), à la technicité des réparations nécessitant une main d'œuvre qualifiée et à un parc de véhicules électriques récents, plus coûteux à indemniser.
Facteur âge : les écarts persistentL'écart tarifaire entre jeunes
conducteurs et seniors domine toujours. Les conducteurs de 17 à 25 ans paient en moyenne 1 462 euros, soit près de trois fois plus qu'un conducteur de 56 à 70 ans (508 euros). Cet écart perdure, car la fréquence d'accidents et la gravité des sinistres est structurellement plus élevées chez les conducteurs novices.
Des primes d'assurance auto qui vont du simple au tripleÀ niveau de garanties équivalent, un même profil d'assuré peut ainsi se voir proposer des dizaines de contrats dont les prix peuvent varier du simple au triple. Chaque assureur applique ses propres critères de segmentation et de politique commerciale : un profil d'assuré jugé attractif par un assureur peut l'être beaucoup moins par un autre, avec des conséquences directes sur le prix proposé.
Source : Baromètre de l'assurance auto 2025 d'Assurland
Méthodologie : étude basée sur 119 370 devis d'assurance auto restitués sur le site Assurland entre le 1er janvier et le 31 octobre 2025.
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