Avec l'
intelligence artificielle générative, une
nouvelle génération de fraude se décline dans l'
assurance auto. Depuis 2025, Leocare observe une mutation profonde des modes opératoires des fraudeurs qui ne se limitent plus à falsifier des documents mais modifient désormais l'apparence même du véhicule.
Une fraude qui se professionnaliseAprès les garages fantômes, la fraude franchit un cap supplémentaire. Sur les tentatives de fraude analysées par Leocare, environ 50 % concernent un
maquillage physique ou numérique du véhicule au moment de la souscription.
La retouche par intelligence artificielle progresse. Rayures, fissures ou impacts sont effacés numériquement, puis déclarés quelques semaines plus tard comme nouveaux sinistres. D'autres clichés sont pris volontairement dans des conditions de faible luminosité afin de masquer des défauts existants.
Les fraudeurs savent faire preuve d'ingéniosité lorsqu'il s'agit de gagner quelques centaines d'euros. Pour contourner les systèmes de détection obligeant la prise de
photos en direct et autres contrôles humains, ils n'hésitent pas à rechercher un modèle similaire au leur pour y apposer leur plaque et tromper l'
assurance en lui faisant croire que le véhicule est en bon état.
Une fois la souscription validée, le fraudeur déclare un sinistre en affichant cette fois-ci les vraies photos de son véhicule.
“Depuis la création de Leocare, nous avons mis en place de nombreux systèmes pour lutter contre la fraude, dont la prise de vue en direct du véhicule au moment de la souscription ou encore la création d'une équipe, assistée par l'IA en cas de suspicion de fraude. Forcément, les fraudeurs ont dû trouver de nouvelles manières d'arriver à leur fin autre que l'usage systématique de l'intelligence artificielle pour contourner les limites du système”, explique Christophe Dandois, CEO de Leocare.
Un coût croissant pour les assurés honnêtesLe coût moyen d'un sinistre frauduleux atteint environ 2
500 euros pour des réparations de carrosserie hors réseau agréé et 1 000 euros pour un bris de glace. Le renforcement des dispositifs de détection, les analyses techniques approfondies et les expertises terrain sont indispensables pour préserver l'équilibre du système. Mais ces investissements se répercutent mécaniquement sur le montant des cotisations payées par les assurés honnêtes.
« Chez Leocare, nous avons fait le choix dès l'origine d'une approche 100 % digitale, ce qui nous donne une capacité d'analyse unique sur les comportements frauduleux. La fraude évolue plus vite que jamais : avec l'intelligence artificielle, il devient possible d'effacer un dommage en quelques clics. Ce qui nous inquiète, c'est que la lutte contre la fraude représente un coût allant jusqu'à 10 % du prix d'une assurance, supporté par l'ensemble des assurés. » explique Christophe Dandois, co-fondateur de Leocare
Source : Leocare
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