Alors que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient perturbent les marchés pétroliers depuis une semaine,
les automobilistes français constatent déjà leurs effets immédiats à la pompe. Ce jeudi 5 mars 2026, les
prix des carburants poursuivent leur hausse rapide en France, alimentant les inquiétudes sur un possible franchissement du seuil symbolique des 2 euros le litre de carburant.
Selon les relevés du site spécialisé Carbu.com, le carburant diesel enregistre une hausse particulièrement marquée. Son prix moyen est passé de 1,819 euro le litre le 4 mars à 1,881 euro le litre le 5 mars, soit une augmentation de six centimes en seulement vingt-quatre heures. Le carburant essence SP95-E10 progresse également, passant de 1,768 euro le litre à 1,783 euro le litre.
Le
seuil des 1,99 euro le litre est déjà atteint dans de
nombreuses stations TotalEnergie.
Pour l'association « 40 millions d'automobilistes », la tendance actuelle du prix des carburants à la pompe doit alerter les pouvoirs publics. Si la trajectoire des prix des carburants se poursuit au même rythme, la barre psychologique des 2 euros le litre pourrait rapidement devenir une réalité pour des millions d'automobilistes dépendants de leur véhicule.
Un seuil psychologique de 2 euros le litre qui se rapproche à grande vitesseLa progression observée ces derniers jours montre à quel point les prix des carburants à la pompe sont extrêmement sensibles aux tensions internationales et aux fluctuations du marché pétrolier. Dans ce contexte, la structure fiscale du prix des carburants en France accentue mécaniquement la hausse ressentie par les automobilistes.
« Maintenir une TVA à 20 % sur un prix de base qui explose revient à transformer l'État en spéculateur passif. En abaissant ce taux à 5,5 %, qui est la fiscalité appliquée aux produits de première nécessité, nous créerions un véritable amortisseur social. Cela permettrait de neutraliser une part importante de la hausse du baril et d'éviter que la barre symbolique et psychologique des 2 euros ne devienne la norme durable pour des millions de travailleurs dépendants de leur véhicule. » réagit Philippe Nozière, Président de l'association « 40 millions d'automobilistes »
Des mécanismes de protection indispensables pour les automobilistesPour l'association « 40 millions d'automobilistes », la fiscalité représente un levier immédiat permettant d'atténuer l'impact de la hausse des cours du pétrole sur le pouvoir d'
achat des automobilistes Français. L'abaissement de la TVA à 5,5 % constituerait un premier mécanisme d'urgence permettant de limiter l'augmentation des prix des carburants à la pompe. Au-delà de cette mesure fiscale, tout dispositif permettant de réduire immédiatement le prix des carburants doit être étudié.
« Face à une hausse des prix qui menace directement le budget de millions de Français, il est urgent d'activer des mécanismes de réduction du prix des carburants. Quelle que soit la solution retenue, elle devra être simple, immédiate et surtout équitable : tous les automobilistes doivent pouvoir en bénéficier, sans distinction de revenu, de carburant ou de type de véhicule. » souligne Pierre Chasseray, Délégué général de « 40 millions d'automobilistes ».
Pour des millions d'automobilistes Français qui dépendent quotidiennement de leur
voiture pour travailler, se déplacer ou vivre, la hausse actuelle des carburants constitue une menace directe pour leur pouvoir d'achat et leur mobilité. Cela ne représente pas qu'une simple fluctuation du marché pétrolier mais une nouvelle crise du pouvoir d'achat à la pompe.
Source: « 40 millions d'automobilistes ».
Photo mise-au-point-selective-pompes-a-essence-fermer-11116153 de Engin Akyurt sur Pexels