Le distributeur
automobile multimarques BymyCar décrypte la fracture automobile française : entre prudence économique et quête de sens, un automobiliste sur cinq reporte son
achat de voiture en 2025.
Les routes françaises bruissent moins de moteurs que de questions.
Faut-il encore acheter, changer, attendre, renoncer ?L'automobile, jadis symbole d'élan et de liberté, est devenue le miroir des hésitations d'un pays partagé entre désir de déplacements et crainte de l'avenir.
Le plein de carburant coûte plus cher, les normes se resserrent, les aides à l'
achat se recentrent sur les ménages modestes sans dissiper le brouillard : jamais la
voiture n'aura autant condensé les tensions économiques, écologiques et psychologiques de son époque.
C'est dans ce contexte d'incertitude que le distributeur automobile BymyCar (réseau européen de plus de cent concessions multimarques) a pris le pouls des automobilistes français.
Dans son étude publiée en 2025, l'enseigne automobile BymyCar éclaire un paradoxe au cœur de la transition vers l'électromobilité: l'adhésion au principe de la
voiture électrique ne suffit pas à en déclencher l'adoption.
En 2025, seuls 5,6 % des automobilistes interrogés dans l'étude BymyCar roulent en voiture électrique, tandis que 82 % demeurent sur des motorisations thermiques (diesel : 41,7 %, essence : 40,5 %) et 12,2 % sur une
voiture hybride.
La bascule attendue vers la voiture électrique ne s'opère pas.
Si les Zones à Faibles Emissions (ZFE) influencent les décisions d'
achat automobile, avec les interdictions de circulation des véhicules les plus anciens, elle n'en est pas le moteur principal.
Les automobilistes changent de
voitures pour pouvoir continuer à circuler dans des zones ou la circulation est règlementée, non par adhésion écologique.
La conformité Crit'Air s'impose comme une contrainte administrative plus qu'un choix de conviction.
Quant au leasing social, souvent présenté comme la solution d'accès à la voiture électrique, il est marginal : 10,7 % seulement des sondés envisagent d'y recourir. Sa portée réelle demeure limitée par les critères d'éligibilité et la méconnaissance du dispositif.
Le frein principal à la voiture électrique est d'ordre
financier.
44,8 % des répondants citent le
prix comme obstacle majeur à la voiture électrique, loin devant l'
autonomie (23 %) ou le manque d'
infrastructures de recharge électrique (8,1 %).
Le
temps de recharge (8,3 %) et la méfiance
technologique (7,7 %) arrivent loin derrière, preuve que le refus n'est pas idéologique, mais
budgétaire.
Ainsi, la transition électrique n'échoue pas sur le plan de la confiance, mais sur celui de l'accessibilité.
Le
véhicule électrique est un idéal désirable pour les Français, mais trop cher pour incarner une norme.
L'étude BymyCar met en évidence l'écart persistant entre la promesse publique et la réalité privée des foyers français.
La voiture électrique est décrite par les Français comme un horizon désirable encore inaccessible.
Source : étude BymyCar 2025
Méthodologie: étude menée en interne auprès de 1 000 automobilistes